La Pro 2 reste une citadine équilibrée, à condition de connaître ses limites
- Autonomie annoncée de 45 km, mais plutôt 25 à 35 km en usage urbain normal.
- Vitesse maximale limitée à 25 km/h, conformément à l’usage légal en France.
- Confort correct grâce aux pneus pneumatiques de 8,5 pouces, sans suspension.
- Poids de 14,2 kg, acceptable pour quelques marches, moins pratique au quotidien dans les transports.
- Entretien accessible, avec de nombreuses pièces compatibles et faciles à trouver.

Ce que propose réellement la Xiaomi Pro 2
La Xiaomi Pro 2 est une trottinette électrique destinée aux déplacements urbains réguliers. Elle associe un moteur de 300 W nominaux, une batterie de 36 V et 12,8 Ah, soit environ 446 Wh, ainsi qu’un châssis pliable en aluminium. Cette configuration offre suffisamment de répondant sur le plat et dans les faux plats, sans transformer le modèle en engin sportif.
La vitesse maximale atteint 25 km/h dans sa configuration adaptée au marché français. Le moteur peut franchir des pentes annoncées jusqu’à environ 20 %, mais ce chiffre dépend fortement du poids du conducteur, de la charge de la batterie, de la température et de la qualité du revêtement. Avec un adulte de 80 à 90 kg, une pente longue se négocie généralement avec une baisse sensible de vitesse.
| Caractéristique | Donnée utile |
|---|---|
| Puissance nominale | 300 W |
| Vitesse maximale | 25 km/h |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 45 km |
| Batterie | 36 V, 12,8 Ah, environ 446 Wh |
| Pneus | Pneumatiques de 8,5 pouces |
| Charge maximale | Environ 100 kg selon la fiche constructeur |
| Poids | Environ 14,2 kg |
| Temps de charge | Environ 8 à 9 heures |
Le freinage combine un frein électronique à l’avant et un frein à disque mécanique à l’arrière. L’ensemble est rassurant lorsqu’il est correctement réglé, mais il faut éviter de compter uniquement sur le frein électronique, surtout sous la pluie ou lorsque la batterie est presque vide.
Quelle autonomie peut-on espérer en ville
Les 45 km annoncés correspondent à un protocole favorable, avec un conducteur léger, une vitesse modérée, une route plate et une température douce. Dans la vie courante, je retiens plutôt une fourchette de 25 à 35 km par charge. Un trajet avec de nombreuses accélérations, des côtes ou un conducteur chargé peut réduire cette distance davantage.
La température joue aussi un rôle important. En hiver, une batterie lithium-ion froide fournit moins d’énergie disponible, tandis qu’une batterie vieillissante perd progressivement de sa capacité. Une Pro 2 utilisée depuis plusieurs années peut donc offrir seulement 20 à 28 km réels, même si l’indicateur affiche encore une charge complète.
Les facteurs qui réduisent le plus la distance
- Les pneus sous-gonflés, qui augmentent fortement la résistance au roulement.
- Les démarrages répétés à pleine accélération.
- Les montées longues et les revêtements dégradés.
- Le froid, le vent de face et une charge proche de la limite maximale.
- Une batterie ancienne ou stockée longtemps à 0 %.
Pour préserver l’autonomie, je conseille de contrôler la pression des pneus au moins toutes les deux semaines. Il est également préférable de recharger la trottinette après refroidissement de la batterie et de la stocker entre 40 et 70 % de charge lorsqu’elle ne roule pas pendant plusieurs semaines.
Confort, freinage et équipements au quotidien
Les pneus gonflables de 8,5 pouces absorbent mieux les petites irrégularités que des pneus pleins. En contrepartie, ils peuvent subir une crevaison et demandent une surveillance régulière. L’absence de suspension se remarque sur les pavés, les nids-de-poule et les chemins mal entretenus, où il faut ralentir franchement.La position de conduite est agréable pour des trajets de courte et moyenne distance. Le guidon est stable, l’écran affiche les informations essentielles et l’application permet notamment de consulter l’état de la batterie ou de verrouiller électroniquement la roue. Je considère toutefois le régulateur de vitesse comme un équipement à utiliser avec prudence, car il peut surprendre dans une zone fréquentée.
Un éclairage suffisant, mais pas miraculeux
Le phare avant et le feu arrière permettent d’être vu dans la circulation. Pour rouler régulièrement de nuit sur une route peu éclairée, j’ajouterais néanmoins un éclairage avant plus puissant et des éléments réfléchissants sur les vêtements ou le sac. Être visible ne signifie pas forcément voir assez loin pour anticiper un obstacle.
Un freinage à entretenir
Le câble du frein arrière peut se détendre avec le temps et les plaquettes s’usent naturellement. Un levier qui devient spongieux, un disque bruyant ou une trottinette qui tire d’un côté ne sont pas de simples détails de confort. Il faut contrôler le système avant de reprendre la route, surtout après une période d’immobilisation.
La réglementation française à respecter
En France, la trottinette électrique appartient à la catégorie des engins de déplacement personnel motorisés. Sa vitesse doit être limitée à 25 km/h, et le conducteur doit avoir au moins 14 ans. Une assurance de responsabilité civile spécifique est obligatoire, y compris pour un modèle ancien acheté d’occasion.En agglomération, la circulation se fait en priorité sur les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, certaines voies sont accessibles selon leur limitation et les règles locales. La circulation sur le trottoir est en principe interdite, sauf autorisation municipale, et le transport d’un passager est interdit.
Le casque n’est pas systématiquement obligatoire en ville, mais je le recommande sans hésiter. Hors agglomération, les règles sont plus strictes et la circulation est généralement limitée aux voies vertes et aux pistes cyclables, sauf dispositions locales particulières. Le site Service-Public rappelle aussi l’importance des équipements de visibilité et de l’assurance.
La conformité ne dépend pas seulement du moteur. Débrider la trottinette pour dépasser 25 km/h peut la rendre illégale sur la voie publique, compromettre l’assurance et augmenter la distance de freinage. Une modification logicielle qui semble anodine peut donc coûter beaucoup plus cher qu’elle ne rapporte.
Faut-il encore acheter ce modèle en 2026
La réponse dépend surtout du prix, de l’état de la batterie et de votre usage. Une Pro 2 bien entretenue peut rester un choix cohérent pour parcourir 5 à 15 km par jour sur des routes relativement régulières. Elle est aussi intéressante pour les personnes qui souhaitent un modèle connu, documenté et réparable.
| Situation | Mon avis |
|---|---|
| Trajets urbains quotidiens sur terrain plat | Choix encore pertinent si la batterie est saine |
| Longues côtes ou conducteur lourd | Puissance parfois limitée, modèle plus récent à envisager |
| Transport fréquent dans les escaliers | 14,2 kg peuvent devenir contraignants |
| Routes pavées ou très dégradées | Absence de suspension clairement pénalisante |
| Achat d’occasion | Intéressant uniquement après un contrôle complet |
Lire aussi : Trottinette électrique à vendre - les critères pour bien choisir
Les contrôles indispensables avant l’achat
- Vérifier que la batterie se charge normalement et ne chute pas brutalement en quelques kilomètres.
- Tester le freinage à basse vitesse, puis inspecter le disque et les plaquettes.
- Contrôler le jeu dans la colonne de direction et le mécanisme de pliage.
- Examiner les pneus, les valves, le plateau et les traces d’infiltration.
- Demander le chargeur d’origine, la preuve d’achat et les éventuelles factures.
Un prix bas ne compense pas toujours une batterie fatiguée. Son remplacement, avec la main-d’œuvre, peut représenter une part importante du budget total. Je préfère donc une machine un peu plus chère, mais avec une batterie testée et un système de pliage sans jeu.
Les détails qui prolongent vraiment sa durée de vie
La plupart des pannes viennent de gestes simples négligés. Une pression insuffisante, un serrage excessif des vis ou un stockage dans un endroit humide accélèrent l’usure. Un contrôle mensuel de la pression, des freins, des vis et du jeu de direction suffit déjà à éviter de nombreux problèmes.
La Pro 2 n’est pas conçue pour rouler sous une pluie intense ni traverser des flaques profondes. Après un trajet humide, séchez le dessous du plateau, évitez de la recharger immédiatement si elle est mouillée et laissez-la revenir à température ambiante. Le nettoyage au jet d’eau est à proscrire.
Pour la batterie, évitez les décharges complètes répétées et ne laissez pas le chargeur branché plusieurs jours. Si la trottinette reste inutilisée, rechargez-la périodiquement afin de maintenir un niveau intermédiaire. Ces habitudes ont souvent plus d’effet sur sa longévité qu’une application ou qu’un réglage électronique.
Le bon verdict pour votre usage
La Xiaomi Pro 2 conserve de solides arguments pour les déplacements urbains simples. Son autonomie réelle est suffisante pour la plupart des trajets domicile-travail, ses pièces sont faciles à identifier et son freinage est rassurant lorsqu’il est entretenu.
Elle devient moins convaincante face aux pavés, aux fortes pentes, aux longues distances quotidiennes ou aux nombreux escaliers. Avant de l’acheter, je donnerais la priorité à l’état de la batterie, des pneus et du mécanisme de pliage, bien avant à l’apparence générale ou à la vitesse annoncée.
En pratique, une Pro 2 contrôlée, utilisée dans les limites légales et entretenue régulièrement peut encore rendre de bons services. C’est une citadine fiable et assez simple à vivre, à condition de la considérer pour ce qu’elle est, une trottinette polyvalente de génération précédente, et non un modèle tout-terrain ou sportif.